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Angela Merkel, chef de « l’homme malade de l’Europe »


LA VIE DES FAUVETTES



Charlie du 30 août 2006

De retour des Dolomites, où j’ai pris quelques vacances, me voilà à nouveau à la tête de la troisième puissance éco­nomique du monde et du gouvernement de coalition qui va redresser notre mer­veilleux «  modèle rhénan ». Et pas d’élection présidentielle en perspective pour endormir nos 4,386 millions de chômeurs... D’ailleurs, je prendrai la tête de l’Union européenne en juillet pro­chain, juste après l’élection présiden­tielle française, ne comptez pas sur le couple franco-allemand pour faire redé­marrer l’Europe. Certes, la Coupe du monde de football a remonté le moral des troupes, mais le taux de chômage reste à 9 %, et la baisse est moins forte que celle constatée en France. Le pouvoir d’achat est en berne. Les exportations flanchent, et la chute de la croissance américaine ne devrait rien arranger. Le temps de travail n’augmente pas. Les Allemands restent le pays du monde où les heures de bricolage (le travail effec­tué hors des entreprises et non comptabilisées dans le produit national) sont les plus fortes de la planète. Le Teuton bricole. La démographie ? En panne. La population allemande va baisser, et oui ! Un peu moins que celle de la Russie sans doute, mais l’Allemagne se dépeuple. La croissance, prévue à 2 % cette année, devrait retomber à 1,5 dès le premier semestre prochain. La hausse de la TVA de 16 à 19,5 % va plomber la consommation, qui n’est guère brillante. Notre dette dépasse les 1500 milliards d’euros. 20 % des dépenses de l’État sont financées par le recours à la dette, un peu plus que dans votre beau pays.

   Vous vous souvenez des terribles mesures du ministre Hartz ? La libéralisation du marché du travail ? Aucune incidence sur l’emploi. Décidément, la flexibilité du travail ne donne rien. Je vais faire un petit effort sur les entreprises : leur impôt va passer à 30 % tout compris, impôt sur les bénéfices plus taxe professionnelle. Mais quand on baisse l’impôt sur les entreprises, si on l’augmente sur la consommation, le résultat est nul. Ma majorité me presse de libéraliser plus encore, mais je ne vois pas ce qu’on peut faire de plus, après avoir diminué les indemnités chômage, remodelé les contrats de travail, allongé les durées de cotisation des retraites et sucré les remboursements sociaux. Ah, une bonne petite guerre...

   C’est pourquoi je vote Ségolène. Sans hésitation. Je suis sûre qu’elle ne fait pas la différence entre un béret basque et un béret de parachutiste et qu’elle appuiera sur tous les boutons à sa portée quand elle sera au pouvoir. La guerre, la reconstruction, les nouvelles «  Trente Glorieuses » sont devant nous !

O.B.


Mots clés : Angela Merkel, Allemagne, Union Européenne, Ségolène Royal


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