Accueil Brèves Plan du site Contact


la base Oncle Bernard

 
Jacques Marseille, économiquement incorrect


LA VIE DES GRANDS FAUVES (SANS NUMÉRO)



Ah  ! Tonton Bernard ! Je croyais que c’était toi, «  l’économiquement incor­rect ». La « gratuité  » ! Tu me fais mar­rer, pauvre pomme... Tu me les files, tes droits d’auteur ? Rigolo !

   Donc, je suis Jacques Marseille, soixante ans, agrégé à vingt-trois ans, docteur d’État à trente-neuf (et pas la petite bésouille d’aujourd’hui, la grande, la grosse, la thèse d’État à la française, celle des Marc Bloch et des Fernand Braudel ), titulaire de la chaire d’histoire économique à la Sorbonne, successeur de Marc Bloch, bosseur et surbosseur, chroniqueur aux Echos et ailleurs, et je t’emmerde. Ma thèse « Empire colonial et capitalisme français », absolument géniale, est l’une des premières à réfu­ter l’idée que la soif de richesse serait à l’origine des conquêtes coloniales du siècle dernier. Oui. T’as lu Bairoch ? Oui ? Alors, t’es d’accord. Le militaire et le fonctionnaire ne sont pas mus que par le lucre, comme l’épicier, et le cul, pardon, l’info, comme le journaliste. À part ça, j’ai publié des tas d’ouvrages, dont une magnifique Lettre ouverte aux Français qui s’usent en travaillant et qui pourraient s’enrichir en dormant (ça t’avait pas plu ? Non  ?) et un fameux La Guerre des deux France. Mais je suis surtout très fier de ma nouvelle Histoire de la France (merci au nom de Plon Perrin) et du Journal de la France au XX° siècle (merci, Tonton, pour Larousse et moi-même).

Alors, chaque fois qu’on est fonctionnaire de la République, on peut pas dire de mal de la fonction publique ? À ce titre-là, il faudrait virer toute l’Inspection des finances, qui n’a de cesse, depuis qu’elle existe, de privatiser le bien public et servir en fricassée au privé, brû­ler la Cour des comptes, qui traque le gaspillage et glaviotte sur le plan­qué à longueur de rapports, élimi­ner la magistrature, le plus grand ramassis de lèche-cul des riches, etc, etc. Alors, je vais te dire. Tonton : quand je traque les arrêts maladie bidon, les faux soins de santé, les logements de fonc­tion de complaisance (me permettras-tu, ami des humbles et des prolos qui puent des pieds, de ne pas nommer tes copains bobos planqués par la Mairie de Paris ou la République  ? Oui  ? On passe à la suite ?), profs sans élèves, cou­lages et absentéisme, etc., je fais œuvre dé salubrité pour la fonction publique. ]e défends l’État. Tu me diras : « Oui, mais les gaspillages dans le privé sont encore plus grands gni-gni-gni... » Je te .répondrai  : dans le privé, si les action­naires ont envie de se faire enculer par leurs dirigeants, ça les regarde. Quant aux consommateurs, ils ont les class actions. Ils ne les ont pas ? Qu’ils les demandent.

   Tonton, dans le dernier Les Échos, j’ai fait un papier sur la IVème République, grand moment de fonction publique et pourtant de croissance à la chinoise... Tu vois, les faits économiques, je connais. Au fait : à Charlie, où tu chro­niques gratos, j’imagine, ça va ?


O.B.

Mots clés : Jacques Marseille,


[ Imprimer cet article ] [ Haut ]
 

 
  La vie des fauvettes La vie des grands fauves
      2000
      2001
      2002
      2003
      2004
      2005
      2006
      2007


      Contact

[ Plan du site ] [ Haut ]
 

 
Dans la même rubrique

Autres articles :
Guy Dollé, le cocu aux cornes d’acier.
Patrick Ollier, le gaullo-sarkozyste tendance MAM
Charles Milhaud, qui a eu la peau de l’Écureuil
José Bové, le rural amoureux de Louise Michel
Éric Bousquet, la pub du prolo
Jean-Martin Folz, démissionnaire de Peugeot
Jean-Dominique Comolli, exportateur de cancer du poumon
Petit Pinault deviendra gros !
Papy Zach, le glouton du CAC
Jean-François Théodore, bureaucrate de la Bourse mondiale.



[ Haut ]
 

Accueil Brèves Plan du site Contact


Vous pouvez afficher les news sur votre site.
Copyright © la base Oncle Bernard 2002

Site développé avec SPIP, un programme Open Source écrit en PHP sous licence GNU/GPL.

Design © Drop Zone City