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Éric Besson, tombé du train en marche


LA VIE DES GRANDS FAUVES



Qui suis-je ! Où cours-je ! Quel haut mal m’habite ? Je ne com­prends pas. Y avait une fille, et y a plus rien... J’étais avec Ségolène, elle me caressait du regard, je mari­vaudais et papillotais, plaisantais avec son plaisantin, François, et soudain ! Boum  ! Plus rien. Mes yeux cessent de voir, mon cœur cesse de battre. Mes beaux yeux bleus s’émeuvent...
 J’étais Éric Besson, né le 2 avril 1958 à Marrakech, Maroc, fier comme un Targui, élu de la Drôme, maire de Donzères, mari d’une romancière, père d’une romancière, fils d’un père et petit-fils d’un grand-père. J’avais bossé pour la commission d’enquête pour les tribunaux de commerce, pour la commission des finances, de l’économie générale et du plan, pour la commission de la défense nationale et des forces armées, pour la commission d’en­quête sur Superphénix, grimpé les échelons du Parti socialiste, étais devenu secrétaire national à l’économie et à la fiscalité, membre du staff de campagne de Ségolène, malgré mes jospiniennes sympathies, com­mencé à calculer la putain de sa mère de pô pô pô de gabegie qu’elle nous préparait, la Ségo, et patatras ! Boum sur la tête ! J’aurais dû attendre sur mon strapontin une direction de grande boîte nationale, peinard, et je sais plus. J’ai dû mettre un coup de boule à Bruno Rebelle, qui disait : 1 du mal de ma maman ; 2) que j’ourdissais un complot jospiniste. A moins que je me sois cassé la gueule dans l’escalier.

  En tout cas j’ai démissionné. Je suis parti du PS. J’ai raconté partout que je ne voterai pas Ségolène. Sarko, depuis l’outre­mer, m’a chaudement réconforté. C’est un copain, Sarko. Tantôt, je l’ai un peu traité de valet de l’impérialisme américain, par­don, de néocon américain à passeport fran­çais, mais je m’en suis excusé. I1 m’a par­donné. Et maintenant il me tend un mouchoir pour sécher les lourdes larmes qui de mes beaux yeux coulent.

  Quant au chiffrage du programme de la candidate, franchement je m’en contre-tamponne, Sapin prend ma place à côté de Ségo, très bien, Migaud reste bien campé sous son caillou, fini la joyeuse bande de tourlourous associationnistes et d’autogestionnaires bordéliques, les réunions folklo, les conseillers provisoires et les experts autoproclamés, les additions sans retenues, et place à la rationalité écono­mique. Dommage. Je vois même qu’on accepte l’EPR. J’erre. Je vagabonde. Je passe à la télé pour dire que je n’ai rien à dire. Maintenant, je me cherche et ne me trouve plus ; mes seuls gémissements font retentir les bois. Ô Nicolas, entends-tu l’homme aux abois  ?   

O.B.

Mots clés : Eric Besson, Socialiste, Parti Socialiste, Sarkozy


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