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Najat Belkacem


PORTE-PAROLE N°3 DE SÉGOLÈNE



Charlie du Mercredi 18 avril 2007

non numéroté



Alors, comme ça, Oncle Bernard,

vous votez Royal parce qu’elle a ouvert la porte en Bigoudis ? Charmante, hein ? Et François derrière, avec ses trois poils noirs qui sortent du pyjama et qui tient le plateau du petit déj’ ... Avouez que la politique, avec elle, c’est autre chose que dix mille CRS, trois cent gorilles et autant e chiens qui vous empêchent de d’approcher le nabot... Ah, cette marée de flics qui entourent Sarko... Nauséeux, vraiment. Brrr... Moi, femme, jolie, déhanchée, souriante, effrontée, souple et longue, j’entends réussir d’abord ma vie privée. Le reste viendra après. Rien à voir avec Rachida Dati, petite hargneuse, dont les dents raclent le sol. J’ai pas de chef à séduire ni de bottes à cirer.


Donc, je suis Najat, et j’ai vingt-neuf ans. Papa, coffreur dans le bâtiment, une truelle dans une main, ma menotte dans l’autre, m’a emmenée en France quand j’avais quatre ans. Il m’a assise sur les bancs de l’école de la République (celle que le petit hystérique veut toiletter et délaïciser). J’avais de jolies nattes. J’ai étudier sagement. A seize ans, j’ai demandé la nationalité française. J’ai fait Science-Po, quand tout à coup... le drame. Je regardais la télé avec des copines avocates, on grignotait une kémia, on parlait épilation, mecs, maris, et là, grand, monstrueux, blanc, hideux, immonde, sortant quasiment de l’écran, hirsute, telle la bête du Gévaudan : Jospin. Jospin, qui venait de se faire battre par Le Pen et glapissait qu’il quittait ce monde cruel des électeurs qui avaient voté Chevènement et des électrices qui avaient voté Taubira (comme moi). J’ai poussé un cri. J’ai défailli. "La carte, la carte", ais-je crié. "Quelle carte ? - La carte du PS, vite !" On m’a donné mes sels, et, à peine requinquée, j’ai foncé à la fédé prendre la carte du parti. Au milieu des pleurs et des larmes, Collomb Gérard m’a prise sous son aile et consolée, j’ai séché mes pleurs et, de fil en aiguille, j’ai milité, fait quelques marchés, et me voilà.


Et maintenant, pour les législatives, j’ai en face de moi Perben le Nave, Perben l’Affreux, Perben des lois Perben. Perben la droite qui cogne, celle de l’Etat gendarme, celui qui, quand il fait le mal, il le fait bien, et quand il fait le bien, il le fait mal. Je suis pas extrémiste, je suis plutôt modérée en politique. Mais là, Perben le Nave, ça me transcende. A bientôt.


O.B.




Mots-clés : Najat Belkacem, Science-Po, Parti Socialiste


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