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Carly Fiorina, ex- « femme la plus puissante du monde »


LA VIE DES FAUVETTES 2005 (SANS NUMÉRO)



Charlie du 16 février 2005

Virée ! Virée ! Ils viennent de me virer comme une malpropre ! Moi ! La seule P-DGère du Dow Jones ! Classée femme la plus puissante d’Amérique pendant six ans !

Vous direz : « Non, c’est Condy la plus puissante. Demain, juste pour le fun, elle peut balancer une bombe sur l’Iran ! » Oui, Condy m’impressionne, avec son côté virginal, Héloïse amoureuse du curé Bush. Mais, après tout, moi aussi je suis une bombe : 50 balais, un mètre quatre vingt-cinq (talons inclus) et je pèse... enfin pesait 80 milliards de dollars de chiffre d’affaires à la tête d’Hewlett Packard.

J’ai envie de pleurer. Dix pour cent de bénéf net l’année dernière ! 50 millions d’imprimantes vendues !

J’étais la championne des imprimantes, la championne des PC au coude à coude avec Dell, devant IBM, je m’attaquais au téléphone... Je rêvais de devenir un Microsoft du hard (du hardware, Cavana, vieux cochon !).

Ma grande erreur fut d’avoir bouffé Compaq en 2001 pour 19 milliards de dollars. Je déglutis difficilement la bête, vire 16 000 personnes, fais aussitôt 3,5 milliards de dollars d’économie par an, et l’action chute... Raté. Chez vous, quand Michelin vire des gens, l’action monte. Plus chez nous.

Comment étais-je devenue la femme la plus puissante du monde ? En faisant des études d’histoire médiévale et de philosophie. Ensuite, en entrant au Massachusetts Institute of Technology et en bossant pour AT&T, puis pour Lucent.

Je votais Bush. J’avais des idées simples : moins de réglementations, moins d’impôts, toutes les subventions pour les riches car ils vous créent des emplois et des appareils photo numériques que vous utilisez pour vos anniversaires débiles avec mousse au chocolat sur le menton des enfants. J’aimais l’économie. L’économie c’est beau. C’est le Moyen Age. Des grandes compagnies battent la campagne et saignent le gueux. Héloïse, mon idole... « Plutôt vivre les siècles et des siècles en enfer que ne pas être ta putain une seconde sur la terre ! » disait-elle à Abélard. Quelle femme !

C’est Bill Hewlett, le fils à papa, qui a eu ma peau. Il a fait campagne dans le Wall Street Journal et dans le Fortune. Il a raconté partout que je claquais un fric fou, jusque dans un coiffeur particulier qui me suivait partout toute la journée. Il m’a reproché de voyager en jet... Non mais...

Je pars. Un chômeur de plus dans les statistiques, sniff... J’ai téléphoné à George W., qui m’a promis un emploi. En attendant, j’encaisse 21 millions de dollars d’indemnités de licenciement. Ca, c’est du social, pas vrai, les gars ?

O.B.

Mots-clés : Carly Fiorina, Massachusetts Institute of Technology, Wall Street Jour,nal, Hewlett Packard


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