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Ricard, numéro deux mondial de la cirrhose


LA VIE DES GRANDS FAUVES (SANS NUMÉRO)



Charlie du 18 mai 2005

Amis du pastaga, bonjour ! Je suis le fils de Paul Ricard, qui, en 1975, fusionna avec Pernod pour devenir Pernod-Ricard, un couple fameux qui fit gonfler les foies à Marseille et ailleurs. « j’amais d’eau sans Pernod ! » vous vous souvenez ? « « Un petit Ricard, il n’est jamais trop tard ! » Ah, ah !

Mon papa était un grand communicateur, un grand flamboyant de Marseille avé l’assent. Moi aussi je me sens rustique, popu, bien dans me milliards, j’aime le coco à casquette Ricard et le militant CGT bien bourré. Les idées viennent avec l’alcool. Fidel Castro est un de mes vieux copains. Il a même modifié la Constitution cubaine pour pouvoir faire des affaires avec moi, et nous avons créé une petite entreprise sympa, Havana Club, domiciliée au Luxembourg. J’ai pas de diplômes. J’ai fait tous les métiers : livreur, démarcheur, patron... Je tapais sur le ventre à Pasqua... Le dimanche, on allait dans les collines tuer quelques grives ou des sangliers. Quand passaient les canards, on les canardait. Et toujours de bonne humeur.

J’aime les bêtes. Papa avait créé l’Union des clubs taurins Paul-Ricard, car c’était un vrai aficionado. Chacun sait que pour brailler à une bonne corrida il faut être pété et téter un cigare. Mais papa aimait aussi les poissons, c’est pourquoi il avait créé l’Institut océanographique Paul-Ricard pour observer la disparition des espèces. Et je dis : si l’homme buvait plus, l’animal respirerait mieux. Car moins d’hommes, plus d’animaux. Poil au Pernod ! Dans les années 50, à l’époque où ça ne valait rien, papa avait acheté à peu près tout entre la Camargue et Cassis. Nos terrains vont jusqu’aux îles des Embiez et de Bendor, au large de Bandol. Papa aimait aussi les bagnoles, et il affirmait haut et fort que : « si on est assez con pour voir une corrida, on peut bien voir des bagnoles tourner en rond en faisant du bruit ! ». Il avait construit le circuit Paul-Ricard, que j’ai vendu pour payer des droits de succession.

Bref, ma vie va heureuse, de pastis en mauresque, et Corinne, mon adorable épouse, m’a initié à l’opéra, à l’art moderne et à bien d’autres délices, comme le whisky. C’est ainsi que Pernod-Ricard a acquis Chivas et Clan-Campbell. De fusions en acquisitions réussies, me voilà en passe d’acquérir Allied Domecq (Malibu, Ballantine’s, Mumm, Campo Viejo et autres nectars), ce qui devrait me propulser numéro deux mondial de la cirrhose, avec un chiffre d’affaire passant de 36 milliards d’euros à 10. Dès que la fusion est faite, je me mets au régime

O.B.

mots-clés : Pernod-Ricard, Ricard, Havana Club


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