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Vincent Bolloré, flibustier végétarien.


LA VIE DES GRANDS FAUVES (SANS NUMÉRO)



Charlie du 27 juillet 2005

Il est temps que je ravale cette mauvaise façade, qui est donnée de moi : flibustier, sauvageon, requin des affaires, spéculateur sans foi ni loi, bandit pour les uns, Robin des Bois pour les autres ! Non mais... D’abord, j’ai annoncé la date de mon départ en retraite : 2022. Ce sera le bicentenaire de la maison familiale, « Papeteries Bolloré », qui fabriquait du papier à cigarettes, rachetée pour un franc ; ensuite, j’investis tout en ce moment sur la voiture électrique. La pile au lithium. Vous connaissez beaucoup de patrons qui se préoccupent de l’environnement ? Egalement j’ai embauché Labro dans ma télé. Labro ! Vous imaginez ? Même télé-Limoges n’en voulait pas ! Qui peut se dire plus charitable ? Allez, trêve de plaisanteries : Direct8, ma télé, sera rentable dans dix ans, vous verrez.

Donc, j’ai cinquante-trois ans et une activité de repreneur diversifiée. J’ai fait quelques jolis coups. Bouygues, Pathé, Lazard. En 1999, chez Pathé, j’ai gagné 200 millions d’euros en quelques semaines. Au total, avec Bouygues et Pathé, j’ai dû engranger 750 millions. Il parraît que la même somme m’attend grâce aux participations prises chez Vallourec, Mediobanca ou Gaumont. Mediobanca est l’actionnaire de référence de l’assureur Generali, dirigé par mon pote, mon mentor, mon ami de toujours, Antoine Bernheim, ancien faiseur de rois chez Lazard. Antoine me dit que Mediobanca me donne potentiellement la main sur un patrimoine de 7 milliards d’euros... On verra. La seule fois où je me suis planté, c’est en 1990, en rachetant l’armateur Delmas-Vieljeux. Ouf ! J’ai feilli y laisser ma peau ! Bernard Esembert, le banquier, et le Crédit lyonnais, qui ne regardait pas à la dépense en ce temps-là, m’ont bien aidé. J’ai viré Esambert d’un conseil d’adminitration et, je ne sais pas pourquoi, il m’en a voulu. Donc, après Delmas-Vieljeux, ma voilà dans l’activité portuaire, les transports maritimes et ferroviaires, les plantations ici ou là, Afrique surtout. Depuis Delmas-Vieljeux, Alain Minc est mon « raid-conseiller ». La tactique est simple : pas plus de 10% de mon actif dans un raid, et 50% de rendement espéré, minimum sindical. 10%, c’est 500 millions. Dans Havas, j’ai investi 350 millions. J’y reste ou je revends ? Je me tâte. Je rentre dans Libé ? Dans Marianne ? Je tâte July, je tâte Kahn. Minc tâte après moi. On réfléchit.

Je n’aime pas l’alcool, les cigarettes et les cigares, mais je ne déteste pas les jeux de société et le poker. Je crois en Dieu, commc beaucoup, et suis abonné au gaz, comme tous. Ma grande fierté est la « Fondation pour la deuxième chance » : elle donne des coups de pouce à ceux qui ont eu des difficultés scolaires ou professionnelles. Tiens, Pouzilhac, si tu n’as pas le moral, viens me voir : on te donnera une seconde chance.

O.B.

Mots-clé : Vincent Bolloré, Télévision, Direct8, spéculation, affaires,


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