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Thierry Breton, le permanenté de Bercy


LA VIE DES GRANDS FAUVES (SANS N°)



LA VIE DES GRANDS FAUVES Charlie du 02 mars 2005

"Thierry Breton a l’air fatigué. Il est pâle, il a les traits tirés. Il confie que la veille il est rentré chez lui épuisé " (Le Figaro 31/12). J’ajoute : il est beau. Ses cheveux bou­clés accrochent un rai de lumière, et l’oeil de ses col­laboratrices s’allume... J’aime bien les road shows. Un petit bru­shing, et hop ! Les caméras. J’ai le même coiffeur que Luc Ferry. Trêve de plai­santeries. Je suis en mission. Ma nouvelle mission : Bercy. Continuer l’oeuvre de ce pauvre Gaymard. Diminuer les dépenses pour les pauvres et les impôts pour les riches. Je suis un missionnaire.

Mais bon. Je suis aussi l’entrepreneur de Weber : travaillant, accumulant sans répit, enrichissant la société et prêt àmourir, épuisé, sur un tas d’or. A cin­quante ans, je dirige 203 000 âmes. J’ai réussi la privatisation de France Télécom presque sans licenciements, et tout en ayant succédé au « gabegiesque » Bon (Michel), qui me laissait 70 milliards d’euros de dettes ! Lui aussi, c’était la mis­sion, le sacerdoce, le travail sans trêve et toutes ces foutaises, pardon, toutes ces grandes choses pétries d’éthique chré­tienne. Plus-value et eau minérale, telle est ma devise. Jamais un bon repas, jamais un coup dans le nez. Pâleur, mai­greur (faudra que je me surveille, ces temps-ci...), ardeur, labeur. 1988 : je découvre Jean-Pierre Raf farin à la Région Poitou-Charentes. Il me dit : « C’est vous, le prof de maths collé à Polytechnique qui écrivez romans ? » « Oui, j’ai écrit Sofiwar, qui a eu un prix de science-fic­tion. » « Mais vous êtes moins tarte que Pébereau, tout de même, qui fait des chroniques de science­-fiction ? » « Beaucoup moins ! » « Très bien. Je vais vous présenter à Chi­rac. » Et me voilà à Bull, où me succédera le gro­tesque de Panafieu fana du pieu. Je m’éloigne alors vers Thomson.

J’ai eu deux mentors : René Monory, le garagiste ancien ministre de (Édu­cation nationale, et Jean-Marie Decar­pentries l’ex-patron de Bull. René, c’était 1 art de démonter une roue, la sueur essuyée à la salopette, avec le mégot roulé au coin de la bouche, la fraternité du cam­bouis. Jean-Marie, c’était le talent du lob­bying et la subvention qui tombe régu­lièrement. Remarquez, avec mes tarifs, je suis tranquille. J’ai toujours un quasi­monopole avec l’abonnement au fixe : comment se planter dans ces conditions ? Je rackette. Je prélève ma dîme. Ai-je échoué ? Oui, j’ai raté le boom des écrans plats et de la télévision inter­active chez Thomson. Mais j’échoue tou­jours dans la pugnacité et la valeur tra­vail. Un peu comme les marxistes. J’ai d’ailleurs une formidable collet de peintres réalistes soviétiques. Bon, j’avais une première fois refusé le poste de ministre des Finances pour des raisons de salaire. Ce coup-là, j’ai accepté car, croyez-moi, l’éthique et la morale, je connais ! O. B.

Mots clés : Thierry Breton, ministre, finance, economie, France Télécom, privatisation


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