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Paul Bremer, gauleiter de l’Irak



Vous avez vu ? Les fils de Saddam ? Kaputt ! Kaputt ! Ach ! Les boches ! Voilà un grand peuple ! Quand ils ont conquis la France, ils ont su organiser l’Occupation ! Flatter le collabo, solliciter le délateur, utiliser le patronat local pour construire le mur de (Atlantique ou fournir des blindés à l’armée, promouvoir le fonctionnaire zélé et transformer le flic débonnaire en remplisseur de vélodrornes ! Sacrée efficacité ! C’est pas comme nous. On envahit l’Irak, on casse tout, et on espère que le Marché et la Démocratie vont en sortir, les nibards en avant, comme dans les concours de tee-shirts mouillés...

Donc je suis Paul Bremer, soixante et un ans, né à Hartford (Connecticut), républicain, diplomate, super-diplômé de Yale et de Harvard, ex-ambassadeur plénipotentiaire contre le terrorisme de Reagan le légume, ex-collaborateur de Kissinger dans son cabinet privé, Kissinger Associates. C’était une petite société secrète. On refaisait le monde, bombardant ici et là. Puis je suis devenu ex-patron de Marsh Crises Consulting, une firme spécialisée dans le risque politique. J’ai exercé quelques petits jobs dans la chimie (directeur de la firme Air Products and Chemical, administrateur du groupe chimique Akzo...). J’ai bossé en Afghanistan et au Malawi. Puis ambassadeur en Hollande. En septembre 1999, j’ai pris la tête de la Commission nationale contre le terrorisme, et, en 2000, présenté un petit topo à Chicago prévoyant un empoisonnement du lac Michigan. Grande panique... « Qui attaque ? » « Les fanatiques islamistes ! » Ils mont pas cru. Résultat : le II septembre. J’ajoute que je crois en Dieu, mais considère Wolfowitz et Rumsfeld comme un peu modérés, si vous voyez ce que je veux dire...

Je suis un grand spontanéiste. Mettez des hommes ensemble, là, sur un terrain, en plein cagnard, et qu’en sortira-t-il ? Le marché, la démocratie, Dieu et la monnaie. Exactement. C’est pour ça qû en Irak nous ne sommes pas allés assez loin. Il faut raser. Le poil est l’ennemi du Bien et de la démocratie. Il y a quelques jours, j’ai lancé l’opération « Crotale du désert » contre Saddam et les baasistes. J’ai beaucoup hésité entre crotale, vipère, scorpion, serpent à sonnette, rat ou moustique. Quatre jours de débats au GQG.

À la conférence de la mer Morte, au débu du mois, j’ai rappelé que 30 000 policiers irakiens patrouillaient maintenant aux côtés des Blacks, Chicanos, Chinois et Bougnoules du corps des Marines. Encore quelques générations, et l’Irakien sera sans moustache et sans poils, gros, démocrate, américain, et ira piller les autres au lieu de piller les siens. Allez ! J’ai rendez-vous avec Sindbad, dit le marin, un marchand de Bassora. Faut qu’on cause affaires.

O.B.

Mots-clés : Paul Bremer, Yale, Harvard, Irak, USA.


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