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Patrick Kron, patron d’Alstom en faillite


LA VIE DES GRANDS FAUVES N°177



Patrick Kron, patron d’Alstom en faillite

Charlie du 01 octobre 2003

Mer, vieux filou ! Vieille canaille polytechnicienne ! Abreuvé aux subventions comme tous ceux qui ont trempé dans la sidérurgie, comme Pineau-Valencienne, comme Seillière... Qu’est-ce qu’il croyait, avec Alstom ? Qu’il pouvait piquer dans les caisses de l’État, comme ça, « por las humas » comme on dit en Espagne, pour recapitaliser Alstom ! Socialisation des pertes, camarades ! « Dans l’économie faut être pragmatique », qu’il se répandait à la télé !! Pragmatique, tu parles : je pique l’argent public quand il le faut. Mer ne voulait pas renflouer Alstom, il s’en contrefout des 26400 salariés d’Alstom en France, il est pour le « darwinisme social », l’élimination des faibles, la liquidation des canards boiteux. Non. Il voulait renflouer son copain Pébereau de la BNP, créancier d’Alstom !

Alstom, je connais, j’en suis le chef. Moi, Kron, Patrick, quarante-neuf ans, major de l’X, donc du corps des Mines. Comme les grands. Comme Messier, Dejouany, Giraud, les grands. Ex-collaborateur de Gallois à l’Industrie. Ex-collabo de Gandois à Pechiney, morne plaine... Ex-collabo de Folz. Expatron de Carbone Lorraine, filiale de Pechiney la déroute, ex-patron d’Imeris. Plein d’humour et bourreau de travail (comme tous les patrons, tontaine et tonton). Hé, Charlie : le seul grand patron qui se soit exprimé publiquement contre Le Pen, pendant l’élection présidentielle, c’est moi, le polac. Polac, fils d’immigrés polacs. L’ascenseur républicain, je connais.

12 mars 2003 : Alstom perd 50 % de sa valeur en Bourse en un jour. 13 mars : j’arrive. Je succède à Bilger-le-zozo qui rend ses indems. Je taille, je coupe, je sabre. Je licencie tous les dirigeants de branche jugés responsables de la détérioration du groupe.

1,4 milliard d’euros de pertes - naval, TGV, énergie. 5 milliards d’euros de créances bancaires irrécouvrables." BNP, Crédit agricole, Crédit mutuel, plombés. Plus de 10 milliards de cautions bancaires (les mêmes). Georges Sarre, Edouard Balladur et Ernest-Antoine appellent « aux responsabilités de l’Etat ». Union sacrée. La fameuse union capital-travail qui fait éponger les dettes de la sidérurgie et des chantiers navals depuis cinquante ans. Responsables camarades !

Mer qui croyait qu’il allait baiser Monti à la sauvette ! Alors ? Alors on fait raquer la Caisse des dépôts : 1,2 milliard d’euros. Autant que toutes les banques françaises réunies qui apporteront 1,4 milliard (en français : on efface votre dette de 1,4 milliard, là, d’un trait de plume). On vend la seule activité rentable du groupe, T&D, à Areva la radieuse. 900 millions d’euros. Plus 300 millions de prêt de l’Etat. Mer, vieux pipeau...

O.B.

Mots-Clés : Patrick Kron , Alstom, X Mines, Francis Mer, Areva


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